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· Par Lamine Djemouai

Mentions obligatoires sur un devis en 2026 (tous secteurs)

Ce guide est la référence légale commune à tout devis en France — prestations de services, artisanat, commerce, professions libérales. Un devis incomplet expose à des sanctions et fragilise votre relation client. Voici les mentions que la loi exige en 2026, leur base juridique, et comment les sécuriser.

Artisan du bâtiment ? Consultez notre checklist des mentions d'un devis BTP : assurance décennale, TVA travaux 10/5,5 %, sous-traitance, médiateur du bâtiment — des obligations propres au secteur, en plus de ce socle commun.

Ce que dit la loi

Pour un client particulier, l'obligation d'information précontractuelle repose sur les articles L111-1 et L111-2 du Code de la consommation : le professionnel doit communiquer, avant l'engagement, les caractéristiques et le prix de la prestation. Des textes sectoriels la précisent — par exemple l'arrêté du 24 janvier 2017 pour le dépannage, la réparation et l'entretien dans le bâtiment et l'équipement de la maison. Entre professionnels (B2B), ce sont les règles du Code de commerce qui encadrent les conditions de paiement et les pénalités (art. L441-10).

Ce socle vaut pour tous les secteurs dès lors qu'un devis est adressé à un client : prestataires de services, artisans, commerçants, professions libérales. Le devis devient un engagement contractuel une fois signé par les deux parties ; toute omission d'une mention obligatoire peut être sanctionnée et jouer en votre défaveur en cas de litige.

Quand le devis est-il obligatoire ?

Le devis écrit est obligatoire dans plusieurs cas : dès que le client le demande, et systématiquement pour certaines activités réglementées. Pour les prestations de dépannage, réparation et entretien du bâtiment et de l'équipement de la maison, un devis est exigé quel que soit le montant (arrêté du 24 janvier 2017). C'est aussi le cas pour les prestations de santé, d'optique ou de déménagement. Dans les autres situations, le devis reste fortement recommandé : il protège les deux parties.

La liste des mentions obligatoires

Chaque devis doit comporter, sans exception :

  • Date de rédaction du devis.
  • Identité du professionnel : nom ou raison sociale, adresse, numéro SIRET, forme juridique et capital social pour les sociétés.
  • Numéro de TVA intracommunautaire si le professionnel y est assujetti.
  • Assurance professionnelle lorsqu'elle est requise pour l'activité (RC professionnelle, et garantie décennale dans le bâtiment) : assureur, n° de contrat, couverture.
  • Identité du client : nom (ou raison sociale) et adresse ; lieu d'exécution si différent.
  • Description détaillée de chaque prestation ou fourniture : dénomination, quantité, unité (taux horaire, ml, m²), prix unitaire HT et taux de TVA.
  • Le cas échéant, les frais de déplacement.
  • Montant total HT et TTC, avec le détail de la TVA par taux.
  • Conditions de paiement : modalités, délais, pénalités de retard et indemnité forfaitaire de recouvrement (40 €) en B2B.
  • Durée de validité de l'offre et, le cas échéant, dates de début et durée estimée.
  • Caractère gratuit ou payant du devis.
  • Acceptation : mention manuscrite « Devis reçu avant l'exécution des travaux », date et signature du client (ou signature électronique eIDAS).

Sanctions en cas de manquement

L'absence de mentions obligatoires expose à une amende administrative de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale.

Au-delà de l'amende, un devis incomplet affaiblit votre position en cas de litige : un document lacunaire peut ne pas être reconnu comme un engagement contractuel suffisamment précis. Et il nuit à votre image — les clients, mieux informés de leurs droits, écartent les professionnels dont les documents semblent approximatifs.

Comment Vulko gère ça automatiquement

Avec Vulko, la conformité est intégrée dès la conception. Vous renseignez une seule fois vos informations (SIRET, assurance, conditions de paiement), puis chaque devis généré inclut automatiquement toutes les mentions requises par la loi. Un contrôle en temps réel vous prévient si un champ obligatoire manque avant l'envoi, et les textes légaux (pénalités, indemnité de recouvrement) sont pré-rédigés. Les mentions légales sont reportées automatiquement sur chaque devis. Pour aller plus loin, voir comment faire un devis professionnel.

Questions fréquentes

Un devis est-il toujours obligatoire ?+
Pas dans tous les cas, mais souvent. Un devis écrit est obligatoire dès que le client le demande, et systématiquement pour certaines activités réglementées : les prestations de dépannage, réparation et entretien dans le bâtiment et l'équipement de la maison imposent un devis quel que soit le montant (arrêté du 24 janvier 2017), tout comme les prestations de santé, d'optique ou de déménagement. Dans tous les autres cas, il reste fortement recommandé : c'est votre meilleure preuve en cas de litige.
Quelle est la base légale des mentions d'un devis ?+
Pour un client particulier, l'obligation d'information précontractuelle découle des articles L111-1 et L111-2 du Code de la consommation. Des textes sectoriels la précisent, comme l'arrêté du 24 janvier 2017 pour le bâtiment et l'équipement de la maison. Entre professionnels (B2B), ce sont les règles du Code de commerce qui encadrent les conditions de paiement et les pénalités (art. L441-10). Le devis devient un contrat dès qu'il est signé par les deux parties.
Le devis doit-il être gratuit ?+
L'établissement d'un devis est en principe gratuit. Le professionnel peut toutefois facturer une étude approfondie (déplacement, diagnostic, métré), à condition d'en informer le client à l'avance : le devis doit indiquer explicitement s'il est gratuit ou payant. En pratique, le coût de l'étude est souvent déduit du montant final si la prestation est commandée.
Quelle est la durée de validité d'un devis ?+
La loi n'impose pas de durée : c'est le professionnel qui la fixe et doit la mentionner. Un à trois mois est courant. Passé ce délai, vous n'êtes plus engagé sur les prix et pouvez émettre un nouveau devis actualisé. Tant que le client n'a pas signé, le devis n'est qu'une offre.
Que risque-t-on en cas de devis incomplet ?+
L'absence de mentions obligatoires expose à une amende administrative de la DGCCRF pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale. En cas de litige, un devis lacunaire affaiblit fortement la position du professionnel : un document imprécis peut ne pas être reconnu comme un engagement contractuel suffisant.
Faut-il la mention « Bon pour accord » sur un devis ?+
Pour un particulier, la signature du client précédée d'une mention manuscrite telle que « Devis reçu avant l'exécution des travaux » et « Bon pour accord » matérialise l'acceptation. La date et la signature sont essentielles : elles transforment l'offre en contrat. La signature électronique conforme au règlement eIDAS (art. 1366-1367 du Code civil) a la même valeur juridique.
Les mentions sont-elles les mêmes pour un artisan du bâtiment ?+
Non, le bâtiment ajoute des obligations spécifiques : assurance décennale (nom de l'assureur, n° de contrat, couverture), taux de TVA travaux 10 % ou 5,5 %, mention d'auto-liquidation en sous-traitance, et coordonnées d'un médiateur de la consommation. Consultez notre checklist dédiée aux mentions d'un devis BTP pour le détail.

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